#MbokoGod et les pirates du Mboko #MbokoLeak

Cet article n’est en aucun cas une revue artistique de l’album « Mboko God » de Jovi.

D’abord même, je n’y connais rien et je ne suis pas expert.

Le 20 mai, le rappeur camerounais sortait son album titré « Mboko God ». 20 mai, date stratégique, surtout à cause de sa signification pour les camerounais : fête de l’unité. (Même si la veille il y a eu quelques paroles désagréables échangées entre Jovi et Sadrack. Vous avez dit unité ?)

La stratégie d’annonce de la sortie de l’album sur les réseaux sociaux était une des plus connues : relier plusieurs personnes à une cause. Il s’agissait ici de changer sa photo de profil avec une autre aux couleurs de l’album de l’artiste phare de la prison de New Bell Music

Exemple avec Chedjou Kamdem de « Histoire de CM »

L’album était disponible en version numérique dès les premières heures du 20 mai plus précisément à minuit heure du Cameroun.

Sur Twitter, en journée, les tweets par rapport à la sortie de l’album était quelquefois noyés dans ceux de la célébration des 43 ans d’unité du Cameroun et le traditionnel défilé du 20 mai. Mais sinon, comment avoir l’album en ce 20 mai là ? Trois solutions s’offraient à nous :

  • soit acheter directement en ligne
  • soit pré-commander en ligne et attendre la livraison de la version physique
  • soit aller chercher la version physique sur le marché

L’innovation pour la sortie de cet album, a été la possibilité de pré-commander l’album sur internet et se faire livrer au Cameroun. Une première pour un artiste camerounais. Pour la sortie officielle, New Bell Music a choisi, pour un premier temps, Jumia Cameroun pour la vente de la version physique. L’album était donc en précommande depuis le 12 mai au prix de 1000 FCFA.

Une précommande est une intention d’achat par un client avant la fabrication du produit demandé. Son but est d’avoir le produit le jour-J de sa sortie officielle sans subir les files d’attente.

Grosse surprise générale, l’album Mboko God n’était pas distribué le 20 mai par Jumia Cameroun malgré les dizaines de commandes passées par les internautes. Pourtant, la version numérique était déjà disponible sur bandcamp au prix de 8 dollars US soit environ 4000 FCFA.

On le sait tous, la piraterie gangrène le secteur de la création artistique, la stratégie de sortie combinée (physique + numérique) d’un album est tout d’abord d’éviter un maximum de piraterie de l’album.

  • La version numérique, vendu un peu plus chère, est pour ceux qui ne peuvent pas patienter d’avoir la version physique entre leur main ou pour ceux qui sont hors de la zone de livraison du marchand virtuel.

  • La version physique est pour ceux qui veulent avoir l’album à portée de main et jouir du touché de la pochette qui peut contenir des surprises comme des artworks supplémentaires, un livret de lyrics ou encore des dédicaces par exemple.

Beaucoup d’indignation sur internet par rapport à Jumia. Jusqu’à ce jour, beaucoup d’internautes qui ont pré-commandé n’ont pas encore reçu d’appel de confirmation de commande, encore moins livraison de l’album « Mboko God » de la part de Jumia.

Et jusqu’à aujourd’hui, l’album est toujours en «pré»commande sur Jumia, de quoi se poser les questions : L’album est-il réellement sorti en version physique ? Si oui, comment après la sortie officielle, on «précommande» toujours et non « commande » tout simplement.

Mais quelques tweets de Jumia Cameroun pousse la question plus loin ?

Les copies légales de « Mboko God » ont-elles été livrées au marchand suffisamment tôt pour lui permettre de faire la distribution ? Dans ce cas, la faute viendrait de « New Bell Music » qui n’aurait pas livré les copies assez tôt à son partenaire, surtout que le délai de livraison de Jumia Cameroun est de 3 à 6 jours (pour Yaoundé et Douala) et qu’aucune offre premium de livraison n’est encore disponible chez Jumia Cameroun pour se faire livrer en express le même jour de la commande ou même en cas de jour férié et week-end.

De plus, l’album « Mboko God » distribué en version numérique est sans protection « DRM » de quoi le redistribuer plus facilement après l’avoir acheté.

L’attente n’a pas été plus forte que l’envie d’écouter l’album. Résultat : les gars du mboko ont boblé prononcé « bob lé » (volé techniquement) le dieu. Plusieurs copies illégales de l’album ont été mises en circulation sur les réseaux sociaux #MbokoLeak et par mail le 20 mai. Non non, je ne vous donnerais pas le lien. Allez acheter. Même s’il peut vous insulter après que vous ayez acheté l’album et critiqué un ou deux titres. (A chacun sa personnalité)

Malgré la sortie en grande pompe de l’album de Jovi sur internet, le grand public n’est toujours pas au courant de sa sortie. Celui qui n’est pas connecté encore pire. Même ceux qui sont sur Facebook tous les jours à toute heure te pose la question « Jovi a encore do quoi ? ».

Ceci laisse penser que la première cible de la sortie de l’album ce sont les internautes. Le marketing sur internet aurait tendance à être moins cher que celui sur site réel.

Les copies physiques qui sont déjà disponibles dans les marchés populaires de certaines grandes villes du Cameroun, sont raflés par les internautes qui n’ont pas eu la possibilité de télécharger l’album (Environ 96Mo).

On peut tout de même dire félicitations à New Bell Music d’avoir osé la distribution via le canal numérique. Elle sera sûrement mieux pensé pour les prochaines sorties. Big Up à la team New Bell Music.

#CM237_AWARD : Lorsque le Ministère de la Communication se met au Community Management

Les réseaux sociaux, c’est tout un cinéma, surtout sur l’internet camerounais. Sur facebook, on a les « Ndem du Takech », oui le mbom qui a met toujours ses écouteurs quand les problèmes commencent là, les « Marches d’Elodie », une go qui nous décrit les lieux où elle marche, les « Kamers Sisters » un groupe « fermé » des gos du mboa qui se déchaînent de temps en temps comme dans des bagarres de négresses (heu… c’est pas moi qui ai crée l’expression hein… c’est dans « Les Animaux qui parlent » qui passait avant sur la cereteve, quand c’était encore tonton « Ze » qui gérait sa télé. Sur Instagram… Bref, on a les #KmerTour, les coins du pays où il fait bon vivre. On y retrouve même les cornams (coins|lieux) du pays où on tchop le riz raté (Riz avec le Rat). Sur Twitter, on se bat comme on peut avec le nombre limite de caractères qu’on nous donne. Les mboms qui créaient ça pensait que le crédit allait vite finir, du coup ils nous ont aidé pour que ça tienne dans le format sms. Mais c’est dans ce dernier réseau social qu’il y a le vrai mouvement. Les vrai Sihiho s’y trouve, les bluffeurs, les simples étudiants connectés, de bons dragueurs (oui en 140 caractères, même Molière prend les cours ici), bref tout un tas de geek réunis. Mais les deux catégories qui nous permettent vraiment de nous asseoir et de prendre nos pauses avec des pofcorns ce sont les stars (pour vous c’est un autre billet) et les Community Manager d’entreprises et institutions.

On pensait avoir tout vu avec

    • le community manager de Ringo qui annonce le deuil de sa grand mère

Ringo CM Fail

    • le community manager de @CamtelOnline qui nous dévoilait son amour pour ses multiples femmes sur facebook ou encore son magnifique « tu nous manquerons » pour Samuel Eto’oTweetDeck_-_2014-04-03_16.09.49

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Mais le tout en nous demandant de rester poli

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  • le community manager de la @FecafootOfficie qui bloque un amoureux du football comme @PierreChrist_ et qui communique la liste des joueurs des matchs pendant qu’il les voit entrer sur la pelouse. Ce community manager lui n’aime pas Werrason mais sûrement Orelsan et les Casseurs Flowters avec son titre « Bloqué » et son refrain « j’ai tendance à bloquer, bloquer »🎵🎵

L’award du meilleur community manager d’entreprise | institution #CM237_AWARD revient au community manager de @MTNCameroon @MincomCameroun

Le community manager du Ministère de la Communication c’est le meilleur du concours de danse « Block Cadenas ». Le compte du Minepat est un poisson pané (poisson pas né) devant celui-là. Pendant que le Président de la République parle de manque de compétence technique et professionnelle, on se retrouve en train de brader l’image de marque d’un pays par un incompétent. Le problème, c’est que cette communication vient du compte du Ministère de la Communication Camerounaise. Le mec bloque tous ceux qui critiquent en bien ou en mal, tout ça c’est pareil. La critique est par défaut négative pour lui.

Désolé, mais je continue à me dire que le compte du Ministère de la Communication est un fake comme on en a vu l’année passée. Surtout lorsqu’on voit des photos prisent sur un écran de télévision de mauvaise qualité ou encore les photos des bannières sur le compte. Même un Nokia 3310 prendrait des photos avec meilleurs résolutions.

Il a fait fort, mais là, vraiment fort surtout avec ce tweet (même s’il l’a effacé)Cameroun_MINCOM_(@MincomCameroun)_Twitter_-_2015-02-16_13.50.03

Réponse des twittos (même gabonais)
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Le community manager derrière le compte a réussi à nous faire voir un tour de passe-passe digne des magiciens du « Plus Grand Cabaret du Monde », le même jour, à la même heure, le PRC a changé de tenue, et le tout, pendant un discours.B99jnnIIIAA0vpK

Malheureusement, ce qui arrivera, c’est que Community Manager fera un rapport à son boss comme quoi les réseaux sociaux sont mauvais parce qu’il a subi un lynchage public dû à son incompétence. Lynchage public aux yeux du monde :-(

Tout ça c’est la faute à Boko Haram, Eto’o, Numérica, Finke, Iya… ne me demandez pas pourquoi.

PS: Ceci est exactement l’image de ce qui qui se passe dans les bureaux de l’administration publique camerounaise. Pauvre Pays

PS2: au CM du compte MINCOM, même si tu me bloques, ça ne va pas me bloquer hein… j’ai plusieurs comptes sur twitter que tu follow même en plus :) Donc c’est pas la peine

Faites du porno, du vrai ! #Désinformation

Le 10 février, notre président sihiho du Cameroun faisait son traditionnel discours aux jeunes. Discours très souvent pas écouté par les concernés. Pour cette fois, je me suis dit: Bon! Écoutons le père! On ne sait jamais, il peut nous sortir une nouvelle expression comme « Apprentis sorciers »… et PAF! « oiseaux de mauvais augure », « marchands d’illusion », « prophètes irresponsables ». Le père a sorti un combo digne du prochain « Aurion : L’héritage des Kori-Odan ». Respect !

Même si comme d’habitude je suis resté sur ma faim… je ne pouvais que dire merci Président, même si le Cameroun avance à pas de tortue, il avance. En plus, pour une fois, le père a parlé des réseaux sociaux. Non plutôt des chants trompeurs, des oiseaux de mauvaise augure, des prophètes irresponsables qui sont sur les réseaux sociaux pour déstabiliser le pays en s’adressant aux jeunes via les réseaux sociaux. Après le discours, place aux superbes analyses du discours du président de la république, puisque les autres camerounais ne comprennent pas sûrement le langage dans lequel le grand manitou s’exprime.

La belle surprise du lendemain, c’était les titres des journaux et des articles :

mutations-12-2-15

Du coup je me suis rappelé une phrase que j’avais prononcée pendant une de mes présentations sur les réseaux sociaux : « FAITES DU PORNO! » comme pour dire : « Dites ce que tout le monde pense mais n’a pas le courage qui va avec ». Mais ici, nos chers journalistes ont fait du porno (et de mauvaise qualité) dans les titres.

Food Porn

Sûrement mon français est tellement nul (ha merde ! La SIL C :-( ) que je ne comprends pas la différence entre : « Vous devez surtout vous méfier des chants trompeurs des oiseaux de mauvais augure, ces marchands d’illusion qui n’ont pour projet que la déstabilisation via les réseaux sociaux. » et « Paul Biya a mis les jeunes en garde contre les réseaux sociaux. »

Je ne comprends sûrement pas aussi que : « Il faut faire attention à tes camarades à l’école » est différent de « il faut faire attention à l’école ».

Définition – Phobie :

  • Crainte angoissante et injustifiée d’une situation, d’un objet ou de l’accomplissement d’une action.
  • Aversion très vive pour quelqu’un ou peur instinctive de quelque chose

Avez-vous déjà vu un claustrophobe prendre l’ascenseur ? Non, il prend les escaliers, même s’il doit arriver au 30e étage

Bon chers journalistes expliquez-moi un peu comment quelqu’un qui a la phobie des réseaux sociaux se retrouvent sur les réseaux sociaux  jusqu’à y mettre ses photos d’anniversaire? (en passant: Joyeux beaucoutième anniversaire le père)

D’accord, on a tous cette petite impression que les hommes politiques camerounais ont peur des réseaux sociaux. Mais de là à parler de « phobie »…

Bref, faites nous des articles avec du contenu conséquent et non des articles basés sur le titre pour vendre. Mais bon, sûrement, je n’ai pas le niveau.

🏃💨💨💨

Conversation avec un brouteur

Ces événements se déroulent… bref

 

conversation avec un brouteur

Et du coup, Martha m’a abandonné :-(

L’illimité est mort… Vive l’illimité avec les quotas !

Il n’y a pas sur terre assez de biens, de ressources, pour satisfaire suffisamment tous les besoins des hommes. C’est par ce principe de base qu’on définit l’économie. Il y a très peu de ressource pour trop d’hommes. Donc les ressources sont automatiquement limitées.

Internet illimité, Vraiment?

Au Cameroun, la majorité (sinon tous) des opérateurs Internet sont passés à la mode du « Quota de téléchargement ». Il faut dire qu’ailleurs, la pratique est plutôt réservé aux opérateurs qui fournissent internet via mobile, mais au Cameroun elle va plus loin. Certains opérateurs filaires l’ont déjà implémenté (Creolink) et même dans les cyber café sans vous le signaler sur vos tickets ou tableau de bord.

Il faudrait savoir qu’au Cameroun, si vous utilisez une clé internet, vous êtes automatiquement considéré comme utilisateur mobile. Ça se comprend, puisqu’une clé internet (dans sa version basique) utilise une puce de téléphone.

Une des limites de la connexion internet est le débit. Vous ne pouvez pas dépasser une certaine vitesse de connexion exactement comme avec une voiture. Par ailleurs, les débits sont asymétriques, c’est-à-dire un débit montant pour les envoies de données (Upload) et un débit descendant pour les réceptions de données. La limitation de vitesse s’adresse donc aux deux débits. Le débit montant est, pour la plupart du temps, plus faible que celui descendant. Vous aurez donc des débits sous la forme 128/64. Donc 128 en réception et 64 en envoi.

Une autre limite de la connexion internet, est le temps de connexion. Raison pour laquelle, les opérateurs ont introduit les « forfaits ». Forfait jour, semaine, mois… vous prenez ce qui vous plait. Mais là encore, vous êtes limités par un ou deux autres paramètres. Le débit et/ou le quota de téléchargement.

Les opérateurs ont cette manie tout à fait légale d’omettre le quota de téléchargement. Beaucoup vous indiqueront clairement le quota de téléchargement auquel vous avez droit. Mais, tout comme le débit, le téléchargement est dans les deux sens. Actuellement, chez tous les opérateurs, les quotas de téléchargement sont indiqués sans préciser quel type de téléchargement (montant ou descendant) auquel la limitation s’applique. Vu les pratiques actuelles, le quota de téléchargement total est égal au total des deux types de téléchargement.

Exemple:Test effectué sur une connexion mobile MTN Cameroon

Si vous souscrivez au forfait mobile journalier qui équivaut à 150Mo, vous pouvez vous retrouver avec 30Mo de données envoyées et 120Mo de données reçues. Et votre connexion se coupe. Ce qui est normal, car vous avez atteint le quota des 150Mo « de téléchargement ». Donc si vous avez un téléchargement de 135Mo et que vous comptiez sur les 150Mo, vous êtes perdu.

Le seul opérateur qui montre bien cette distinction dans le quota de téléchargement (montant + descendant) est Camtel. Oui, aussi bizarre que ça puisse paraitre. C’est quand même l’opérateur historique non?

Camtel Termes UploadDownload

Dans sa dernière campagne, Yoomee annonce le « Vrai illimité », ce qui laisse suggérer qu’avant, leur ancienne offre, ils vendaient du faux illimité. Mais dommage, même les nouvelles offres sont aussi de faux illimités (avec 25 000 FCFA vous avez 21Go en téléchargement pour 30 jours au total. Mais avec une limite journalière de 0.7 Go en téléchargement). Heu… il est où l’illimité là? o.O

Campagne Illimité Yoomee

Certains « power user » comme moi consomment environ 1Go de données par jour (juste en ouvrant dans pages sans vidéos, ni lancement d’un téléchargement de fichier ». Le seul téléchargement que je fais donc dans ce cas, c’est le chargement des pages web. Vous imaginez donc un power user surfer et lancer un téléchargement de 300Mo… il sera donc limité par le quota journalier.

Alors que les fournisseurs arrêtent tout simplement de dire « illimité » sans préciser (avec la petite étoile comme ils savent le faire) où se trouvent les pièges limites. Il est préférable d’écouter un mensonge lorsqu’on sait que c’est faux d’avance. Comme en politique :D

Musique Urbaine : L’utilisation des réseaux sociaux

Dans un précédent post, je marquais le fait que les réseaux sociaux sont ce qu’il manquait à internet. Ce nouvel élément dans la constitution d’internet est venu révolutionner plusieurs domaines d’activités, le secteur de la musique en particulier. Au Cameroun, la plupart des musiciens n’y sont pas encore ou y sont juste par effet de mode, sans réel enjeu. Mais une tranche de musicien s’en accapare réellement: les spécialistes de la musique urbaine. Voici un regard de l’utilisation des réseaux sociaux dans le millieu de la musique urbaine au Cameroun.

Réseaux sociaux, le potentiel

Certains artistes ont compris le potentiel des réseaux sociaux, l’exemple avec la « Team Bastard » (sur twitter) qui fait de chacun d’eux un ambassadeur avec des RT de tous les followers qui parlent du tube sorti. Jovi (@jovilemontre) a lui seul c’est plus de 2100 abonnés, Reniss (@reniss88) plus de 1300 abonnés. A eux deux seulement sans compter le reste de la team, c’est déjà plus de 3400 abonnés donc également 3400 potentiels Retweets. De quoi faire du bouche à oreille rapide.

L’introduction des hashtags dans les clips vidéos à l’exemple de Stanley Enow (@stanleyenow) dans le teaser de Tumbuboss avec les Hashtags #MamaSarah et #PapaSarah: Une très bonne astuce pour faire connaitre un clip, une tendance, via les réseaux sociaux. Heu… Tumbuboss Deluxe, un teaser d’1m56s pour un clip qui ne fera pas 10min ou bien tu veux nous faire la totale de Happy? Pour rappel, le teaser de IronMan 3 était de 18 secondes.

#MamaSarah #PapaSarah

Mais, il faudrait faire très attention sur les réseaux sociaux, car les réseaux sociaux ont cette caractéristique vicieuse de provoquer l’effet d’avalanche. Car, c’est le même public qui vous met dans la stratosphère qui vous met également dans les abysses.

Les campagnes pompeuses

L’effet du clip « Bangando Star« : Un teasing d’une semaine non stop pour trois jours de partage sur les réseaux sociaux. Le pétard mouillé ? Je tiens tout de même à préciser que le clip continu son bout de chemin sur les télévisions locales. Great!

La campagne de promotion du concert « Flavour in Buea« , un succès d’avant évenement, mais un flop en restitution d’après événement car au final, beaucoup de personnes ne savent pas vraiment s’il y a eu concert. On a quand même eu droit à une photo officielle furtive :)

Faites plutôt un bon plan de campagne d’avant événement et de restitution. Ceci permettra aux abonnés de savoir qu’au moins, chez vous, on est sérieux. Et que même après l’événement, on peut faire descendre la fièvre de l’événement tout doucement en se rappelant de beaux moments, des moments inoubliables. Oui, vos abonnés comme tous les utilisateurs sont capricieux et vos abonnés sont très souvent vos clients.

Communications officielles

Ne négligez pas votre communication sur les réseaux sociaux. Il ne suffit pas de créer un compte pour y parvenir, interagissez aussi avec vos abonnés, vos fans (ex: Jovi, Stanley Enow, Veeby, Museba…) . Sachez que vos tweets, vos posts Facebook ont valeur de déclarations officielles. Donc à double tranchant.

Dotez vous d’un site web où on pourra trouver toutes les informations vous concernant, mais aussi, des informations exclusives. Ce site web devra être adapté (pourquoi pas responsive) pour fonctionner sur les tablettes et smartphones car beaucoup de vos fans, abonnés utilisent leurs téléphones mobiles pour surfer. Dotez vous donc de ce site internet digne de vous, après tout… « You are a brand » ;-)

Un single, un T-Shirt

Il ne faudrait donc pas abuser sur les T-Shirts, sinon on pourrait se retrouver avec des T-Shirts dans tous les genres. Il faudrait d’abord se rappeller qu’un T-Shirt avec un slogan est un peu comme un hashtag mais dans la vie réelle… dans le vrai réseau social. Le slogan doit traduire un art de vivre, un état d’esprit, une valeur, une opinion, un thème précis. Il faudrait donc éviter la tendance « un single, un T-Shirt » dans le genre Bennam, Abele… Si c’était le cas, alors Petit-Pays aurait déjà l’équivalent des T-Shirts pour habiller la Reine d’Angleterre.

Le racollage, la plaie!

Très souvent, lorsqu’un chanteur sort un nouveau single, son réflexe est de tagguer beaucoup de personnes sur le lien du nouvel « Opus » en le qualifiant de « nouvelle tuerie« . Bah, la tuerie pour le nouvel opus est très souvent le bouton « Block and Report as Spam« . Personne n’aime être agacé, même lorsque c’est pour la bonne cause. Préférez une méthode plus stratégique, envoyez votre single à quelques uns de vos abonnés, des abonnés influents sur les réseaux. Ce sont eux qui feront le plus gros travail de fond. C’est à dire écouter, analyser et publier (bien entendu si vous leur avez permis de publier) sur les réseaux sociaux. Ils deviendront de manière officieuse, des ambassadeurs de votre musique.

Montez des mini cellules de communication, poussez un peu plus avec des campagnes de pub, des stratégies bien peaufinées. Si vous avez un peu de moyens, faites appel à des agences de communication, des agences pubs, certaines sont même spécialisées dans l’évenementiel. Ouvrezl’œil, il y en a sur Twitter et Facebook ;-) Mais sachez avant tout que le meilleur atout de publicité d’une musique reste sa qualité, son niveau. Si le produit est bon, on le pousse peu et il avance rapidement.

Big Up!

Musique Urbaine: Le web c’est bien, la scène c’est mieux!

Depuis plus de deux ans déjà, les acteurs de la musique urbaine font des réseaux sociaux, leurs principales zones d’attaque. Avec l’augmentation des offres internet, on peut donc commencer à suivre de la musique en ligne… (Comme à Mbeng).

Tout d’abord big up à la MboaTape de Mboa Urban Music qui a su se tailler une place de choix dans la sélection des « Next Stars ». Mais, MboaTape, pourquoi pas un lancement du volume 3 par un mini concert. Avec un auditorium constitué d’un carré de journalistes culturels + bloggeurs et quelques twittos/facebookeurs influents sur les réseaux sociaux?

Big Up à la « Team Bastard » (comme j’aime l’appeler) de New Bell Music qui a su utiliser Twitter pour amener plein de twittos à changer leur nom twitter en « B.A.S.T.A.R.D » et à parler du titre à leurs followers. L’effet du subconscient est direct: « C’est quoi tous ces gens qui s’appellent tous B.A.S.T.A.R.D :o« 

Mais triste est la réalité lorsqu’on sort de ce champ de bataille (Internet) pour aller sur le terrain voir la popularité de nos artistes 2.0. Le problème: le choc lorsque vous demandez à votre frère qui fait du génie civil:

  • Mbom, tu as suivi le dernier son de Jovi?
  • Hein? Jovi na who? Il chante quoi? Dion, augmentes nous le volume de Pala Pala :o

Là, vous vous arretez net et vous vous rappellez que vous êtes dans la vie réelle.

Fantasy VS Reality

Le seul qui s’est vraiment imposé dans la vie réelle après internet, c’est bien évidement Stanley Enow avec son « Hein Père! » qui s’exporte au Gabon. Beaucoup ne connaissent même pas son nom, mais chantonnent tout de même « Lééédy Ponceux I go mary you »  :D 

Vu le taux de pénétration d’internet au Cameroun (~4%), les réseaux sociaux devraient être considérés comme des zones de test dans un premier temps, puis espace de diffusion dans un second temps. En faisant un tout petit classement, on pourrait définir:

  • Twitter, un réseau restreint, que vous pouvez utiliser pour faire écouter vos sorties en avant-première et avoir des retours hyper rapides
  • Facebook, plus populaire, lorsque les retours sur vos créations vous permettent d’aller voir plus grand.
  • SoundCloud pour porter vos morceaux.
  • Youtube pour les vidéos si vous avez des moyens de vous faire un clip. (Non pas les clips à deux balles faits avec un téléphone. Sauf si c’est l’effet voulu. Mais dans ce cas là, il devrait avoir un bon scénario et de bonnes prises de vue)

Après tout ceci. Allez sur scène!

Allez faire découvrir vos créations au 96% de la population du Cameroun qui n’a pas de connexion internet.

Il manque des salles de spectacle ou encore elles ne sont pas accessibles à vos fonds très limités… Organisez vous, faites des scènes communes, des soirées privées où vos spectateurs pourront vous noter et prendre goût à vos musiques.

Improvisez! Pourquoi pas faire du hack de quartier? A un après-midi, débarquez à un carrefour (comme le carrefour Banane à Mendong) avec des baffles dans un pousse-pousse tuné. Posez nous ce fauteuil au carrefour et mettez le son à fond. Lancez votre flow juste après la sortie des classes. faites un petit live. Prenez du retour réel de la « Vraie Timeline », du « Vrai Réseau Social ». Faites de ces spectateurs d’une soirée, des ambassadeurs de votre musique. Pour vous faire connaitre, combinez les deux, digital et real life. L’un ne va pas sans l’autre.

Si comme T-Pain vous avez une mauvaise voix et que vous vous cachez derrière un autotune, devenez tout simplement une bête de scène ou un Dinosaure de scène. Le show biz, c’est aussi ça. Lady Gaga l’a très bien compris.

Vous aurez atteint votre objectif lorsque le laveur de voiture sifflotera Paplé, lorsque le Nanga de l’avenue Kennedy chantera du Bangando Star ou encore lorsque votre vendeuse habituelle de tomates chantera Kumba Market en vous servant.

Big Up!

Les unités, le temps et l’argent – Téléphonie

 » Votre crédit est de … à utiliser avant le … « 

Je crois que toute personne qui à un téléphone mobile à déjà eu ce message. La plus part du temps, le plus inquiétant de cette phrase se situe après les quatre premiers mots. C’est à dire, le montant de vos unités restantes. Mais très souvent, on se retrouve estomaqué par la suite du message. « [..] à utiliser avant le… »

Question: Pourquoi avoir une date limite sur mes avoirs? Avant que cet argent ne se transforme en crédit téléphonique, il n’avait pas de date limite d’utilisation juste celle du besoin. Mais tout bizarrement, il a une date limite et souvent très proche. Mon argent en banque à t-il une date limite de repos en banque? Sauf quand votre banque ferme :-( Plus souvent, il produit plutôt des intérêts.

Alors pourquoi les opérateurs de téléphonie nous donnent des dates limites d’utilisations de notre crédit si fièrement acheter?

Les opérateurs vous sortiront tout simplement les arguments sur le coût
d’entretien des lignes téléphoniques (même si elles ne sont plus filaires comme pour les postes fixes), les impôts liés à cet entretien… Mais tout ces frais ne en aucun cas valable face aux délais très court octroyés.

Concrètement, les opérateurs de téléphonie mobile vous obligent littéralement à utiliser votre crédit ou plus simplement votre argent. Tout simplement du racket légal.
Ces dans ces moments qu’on se pose la question de savoir où se trouve les associations de consommateurs?

Barcamp Cameroon: La 4e édition arrive :)

Yes, Na Me Dis! Anoda Day again :D

Le prochain Barcamp Cameroon arrive et il n’est pas bien loin (19 mai 2012 à l’Institut Goethe de Yaoundé). Pour ceux qui ne savent pas ce qu’est un Barcamp? Faites un tour sur ce billet de Jean-Francis qui vous explique tout. Je l’ai lu, j’ai rien eu à redire. Juste que je cherche maintenant à attraper un Pokemon pour l’amener au Barcamp. Je le jure, j’y arriverais :)

Cette année, le thème s’articulera autour de la Culture et des TIC : “Valuing Our Culture with ICT”

Si vous êtes inspiré, préparez un sujet et venez avec, une équipe se chargera de vous programmer pour un passage de 15 min max.
Si vous n’êtes pas inspiré, c’est pas grave, venez quand même avec votre tête ;-) vous pourrez participer aux débats sur les sujets que les « Illuminés » « inspirés » auront exposés. C’est pas beau ça? :)

Le Barcamp Cameroon, c’est l’occasion de rencontrer toutes les têtes de l’IT Camerounais et vous faire quelques amis de business, amis de code, amis d’amitié. On sait jamais, on a peut être des futurs Bill Gates, Mark Zuckerberg, Steve Jobs, Petit Pays, Lady Ponce… parmi nous.

Alors n’hésitez pas à vous inscrire et à nous rejoindre. On fera bien la fête (du 20 mai je veux dire) :)

Pour plus d’informations :

Site web: http://barcampcameroon.org

Wiki: http://wiki.barcampcameroon.org

Twitter: http://twitter.com/BarCampCameroon (Tag officiel #barcampcameroon)

Identi.ca : http://identi.ca/group/barcampcameroon

Linkedin : http://www.linkedin.com/e/vgh/2167753/

Facebook: www.facebook.com/home.php#/group.php?gid=130832626678

Flickr group : www.flickr.com/groups/barcampcameroon

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Ctrl + … ils méritent le nobel

Yes Na Mi This! :P

Bon juste pour faire un big up à ces gens-là qui y ont créé ces fonctions dont on ne peut s’en empécher d’utiliser à longueur de journée. Pour moi, ils méritent un nobel ces gars là. S’ils n’avaient pas pensé à ça, on serait tous au niveau du 8086 jusqu’à présent. Heu… de qu’elles combinaisons de touches je parle? Tout simplement de :

  • Ctrl + Z
  • Ctrl + Y
  • Ctrl + C
  • Ctrl + V
  • Ctrl + A

A vous de continuer en commentaire si vous voulez, mais je crois qu’il faudrait vraiment qu’on leur donne un nobel à ceux là :)

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